Ayant le Japon comme intérêt commun, ils mettent en relief le personnage d’Eon. Guillem, en témoigne de façon élogieuse « le raffinement, l’esthétique, la reconnaissance d’une beauté existant depuis toujours, tout cela se découvre au Japon ». Eon vient du Kabuki. Ce personnage représente la balance entre le masculin et le féminin. De même, les trois interprètes présentent une androgynie respective à travers un même rôle : Russel joue la jeunesse d’Eon, Sylvie, la maturité et Robert, la vieillesse.
Pour ce dernier, ce projet est joint par trois grands évènements, tous survenus en 1608, l’invention de l’opéra (genre ouvert à la multidisciplinarité), la fondation de la ville de Québec et l’apparition du Kabuki, permettant facilement l’intrusion de la modernité. Lepage poursuit : « Je suis confronté aux limites de mon propre corps, par exemple, la douleur causée par l’entraînement intense que requiert la danse. Cela me rend conscient des limites de ma propre discipline. » Le manque d’ouverture à de nouvelles formes et le peu de rigueur dans l’entraînement du comédien font partie de ce lot.
Tous les trois soulignaient que cette rencontre est d’abord humaine avant d’être professionnelle, permettant de pousser les exigences plus loin. Remettre toujours en question le métier, même avec un parcours aussi abouti que ces trois créateurs, demeure une priorité. Le spectacle évoluera pendant sa tournée prévue sur deux ans. Pour les malheureux qui n’ont pas assisté aux représentations de Montréal, Québec s’ouvre à vous pour une représentation seulement, le dimanche 7 juin, pour son Carrefour international de théâtre.
Dans le cadre du Festival TransAmériques (FTA)
6 juin, une conférence de presse
Robert Lepage, Sylvie Guillem et Russel Maliphant
Eonnagata.
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